
Ce verset tiré du deuxième livre des Maccabées (ou deuxième livre des martyrs d'Israël) nous ouvre à une dimension souvent oubliée de notre foi : la communion qui nous unit non seulement aux vivants, mais aussi à ceux qui nous ont précédés.
Le purgatoire n'est pas un lieu de punition, ce n'est pas un lieu tout court. C'est un état de purification et de préparation. C'est comme si nos âmes, marquées par les attachements de la vie terrestre, avaient besoin d'être affinées avant de pouvoir entrer pleinement dans la lumière éblouissante de l'amour divin. Quelle consolation de savoir que nos prières peuvent accompagner ce processus ! Quand nous prions pour les âmes du purgatoire, nous posons un acte d'amour qui transcende les frontières de la mort. Nous devenons les instruments de la miséricorde divine, comme l'évoque si bien le passage des Maccabées.
Cette prière nous rappelle également notre propre fragilité et notre besoin de miséricorde. Elle nous aide à contempler l'essentiel et à vivre avec plus de sagesse, sachant que nous aussi, un jour, nous aurons besoin des prières de ceux qui nous survivront.
Dans la communion des saints que nous professons tous les dimanches, personne n'est oublié. Notre amour, porté par la prière, continue de toucher ceux que nous ne voyons plus mais qui demeurent présents dans le Cœur de Dieu.
