Vigilance et détermination pour continuer le combat contre l’euthanasie

Vigilance et détermination pour continuer le combat contre l’euthanasie

15 Juil 2026 Vigilance et détermination pour continuer le combat contre l’euthanasie 

Après le vote de la légalisation de l’euthanasie la Fondation Jérôme Lejeune annonce la poursuite du combat contre cette loi de mort avec une force et une détermination absolue. À la pointe de la lutte contre l’eugénisme, la Fondation intègre désormais dans les priorités de sa mission plaidoyer cette résistance de long terme à l’euthanasie qui menace la vie des plus fragiles.   

Pour la Fondation Jérôme Lejeune, le texte sur l’euthanasie s’inscrit dans la même logique que celle qui, il y a 50 ans, légalisait l’avortement eugéniste, c’est à dire la mort donnée in utéro jusqu’au 9ème mois à des enfants parce qu’ils sont handicapés. Les premières victimes de cette nouvelle loi seront toutes les personnes vulnérables, et notamment les personnes porteuses d’un handicap mental. La Fondation dénonce une vision de la société eugénique, portée par des contre-valeurs s’appuyant sur une fausse conception du progrès, de l’autonomie et de la liberté à des fins utilitaristes. 

Les députés pro euthanasie sont-ils sensés ? Comment peuvent-ils voter un texte manifestement illégal au regard de la Constitution ? Avant même le vote définitif on savait que quatre saisines du Conseil constitutionnel seraient déposées : à commencer par celle du Premier ministre et celle du président du Sénat Gérard Larcher. L’annonce du Premier ministre de cette saisine la veille d’un vote définitif qu’il a lui-même contribué à programmer peut difficilement être interprétée autrement qu’un triste calcul politique. Ces quatre saisines sont la preuve que ce texte ne tient pas. Il est le fruit du coup de force d’une maigre majorité à l’Assemblée nationale.

La Fondation Jérôme Lejeune ne se résignera jamais. Le combat est loin d’être fini, la mobilisation continue. Il le faut pour tous ceux qui risquent de subir la pression de cette loi – les malades et les soignants et tous ceux qui n’en mesurent pas encore la portée mais qui la subiront un jour. La Fondation Jérôme Lejeune déploie ainsi dès à présent plusieurs volets d’une stratégie de contre-offensive :

-contribution extérieure auprès du Conseil constitutionnel;
-vigilance absolue sur les décrets d’application du texte; 
-appel aux candidats à l’élection présidentielle pour abroger cette loi, 

La Fondation rappelle l’urgence de la protection des personnes avec une déficience intellectuelle. En juin dernier, l’ONU transmettait au gouvernement français une alerte forte car le texte en discussion au Parlement constituait une « violation du devoir de respecter, protéger et garantir le droit à la vie des personnes handicapées »Voilà plus de 30 ans que la Fondation Jérôme Lejeune analyse les conséquences de ce type de décisions collectives sur les plus fragiles. Le schéma est toujours le même : les lois sociétales finissent toujours par rendre légal ce qui était illégal la veille. Les prétendues garanties et gardes fous d’aujourd’hui ne sont que des illusions cosmétiques. 

Pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune : “ L’interdit de tuer est un principe fondateur de notre civilisation. En installant la mort administrée au cœur de notre système de santé, l’État abdique. Il renonce à sa mission première : protéger les plus fragiles. C’est une rupture profonde du pacte social. Nos politiques ont-ils encore une boussole morale ? Nous comptons sur la venue du Pape en septembre à Paris pour rappeler avec force les exigences de cette morale naturelle universelle qui dit à chacun d’entre nous de ne pas tuer, ni voler, ni mentir et qui ne concerne donc pas que les Catholiques”.

À propos de la Fondation Jérôme Lejeune
La Fondation Jérôme Lejeune est le premier financeur privé de la recherche sur la trisomie 21 dans le monde. Au service des personnes porteuses de déficience intellectuelle d’origine génétique et de leur famille, elle poursuit trois missions :
– Soigner les patients, en finançant la consultation médicale de l’Institut Jérôme Lejeune
– Chercher les traitements pour corriger la déficience intellectuelle et améliorer leur autonomie
– Défendre leur dignité et la valeur de toute vie humaine.
Présente dans 4 pays, elle est reconnue d’utilité publique depuis 1996 et dispose du statut ECOSOC auprès de l’ONU.
 

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